jeudi 17 octobre 2013

En automne, le mélèze est d'or.

Entre deux périodes de mauvais temps, je me suis décidé à aller faire un passage éclair dans le Valais, pour le simple plaisir d'admirer les couleurs de l'automne en montagne. Difficile de ne pas s'émerveiller devant ce spectacle qui pourtant se répète chaque année.
Cette fois-ci, j'ai choisi un endroit où les mélèzes se mèlent aux pins arolles, même si les premiers dominent largement. Entre ces deux espèces, le contraste est grand: le mélèze, changeant, élégant et aérien et l'arolle, immuable,  massif et puissant.
Dans les deux cas, ce sont des arbres qui vivent très longtemps. Régulièrement plusieurs centaines d'années. L'air des montagnes conserve.


 Il a déjà un peu neigé durant les jours précédents, mais dès que le soleil arrive, elle fond rapidement.



Il est intéressant de noter que tous les arbres ne changent pas de couleur en même temps à la même altitude. Alors que certaines aiguilles sont déjà oranges et prêtes à tomber, d'autres sont encore vertes et commencent à peine à jaunir. Pourtant soumis aux mêmes facteurs environnementaux, tous les arbres se comportent différemment. Comme s'ils avaient chacun leur propre personnalité.








Pour finir la journée, je prends le dernier téléphérique pour monter au plan de l'aiguille afin de redescendre à pied à Chamonix. Evidemment, l'endroit est toujours aussi beau mais à la limite des arbres les mélèzes n'ont plus cette couleur jaune presque étincelante, la saison est déjà trop avancée. La haute montagne a déjà commencé à étendre son emprise vers la vallée. Les arbres s'apprêtent à subir le froid, la neige et le vent dans le plus grand dépouillement.



 Et puis, au fur à mesure de la descente, on retrouve des couleurs d'automne plus marquées. Finalement, en descendant en altitude c'est un peu comme si on remontait dans le temps.









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