samedi 30 novembre 2013

Japon

Quand on aime la nature, les arbres et la photographie, le Japon est une destination de voyage incontournable. Bien sûr, si on se réfère aux stéréotypes, les buildings de Tokyo, les salariés épuisés dans le métro ou les temples de Kyoto n'évoquent pas au premier abord la nature sauvage.
Et pourtant... D'abord le Japon est un pays bien plus sauvage qu'on ne le croit. Constitué en grande partie de montagnes inhabitées, il existe beaucoup d'endroits difficiles d'accès et assez peu fréquentés par l'homme, surtout en hiver. Et puis la nature fait partie intégrante de la culture locale à tel point que les représentations de pins torturés, de feuilles d'érables ou de cerisiers en fleurs sont omniprésentes dans l'art ou l'artisanat japonais. Il n'y a pas de distinction claire entre la nature et la culture, l'homme et le reste du monde vivant, le sauvage et le civilisé. Chacun des voyages que j'ai fait là bas a profondément déstabilisé mes certitudes dans ce domaine et m'a obligé à jeter un regard nouveau sur le monde.
J'ai décidé de mélanger toutes les photos, sans distinction de thèmes ou de chronologie, puisque c'est ce qui me paraît le plus conforme à mes impressions de voyage.

When you love nature, trees and photography, Japan is a must-see travel destinations. Of course, if one refers to the stereotypes, the buildings of Tokyo, salary men (and women) exhausted in the subway or the shrines of Kyoto don't bring to mind at first the wilderness.
And yet ... First, Japan has much more wilderness than we think . Made up of largely uninhabited mountains, there are many places difficult to access and very little frequented by men, especially in winter. And then, nature is an integral part of the local culture to the point that representations of tortured pines, maple leaves or cherry blossoms trees are everywhere in Japanese art or craft. There is no clear distinction between the nature and the culture, the man and the rest of the living world, the wild and the civilized. Every trip I made there has deeply destabilized my convictions in this area and made me consider the world with a completely different view.
I decided to mix all the photos, regardless of subject or chronology, since it is what I think most consistent with my impressions of the trip .


































J'ai mis à dessein cet arbre en dernière photo. Loin de l'image que l'on peut se faire d'un bonsai, avec un tronc tordu et des branches bien taillées en plateaux, cet arbre au contraire exprime avec beaucoup de naturel la beauté de la nature. Malgré un grand travail effectué, la main de l'homme est invisible sur ce pin. Il est simplement issu de la rencontre entre l'homme et la nature. Au Japon, l'homme et la nature se rencontrent partout. Et même si cette nature est parfois destructrice et cruelle, de cette rencontre est née une des plus belles et riches cultures que la Terre ait portée.

I deliberately put this tree in the last picture. Far from the image that can be a bonsai, with a twisted trunk and well-trimmed pads branches, this tree otherwise expressed with great natural the beauty of the nature. Despite a great work, the hand of man is invisible on this pine tree. It is simply stemming from the encounter between man and nature. In Japan, man and nature meet everywhere. And even if this nature is sometimes destructive and cruel, of this union was born one of the most beautiful and rich cultures that the Earth has ever known.

dimanche 3 novembre 2013

Un jardin jurassien

Une fois n'est pas coutume, et même si c'est quand même un peu loin (surtout parce qu'il faut traverser Genève et ses embouteillages), c'est dans le Jura et non dans les Alpes que je suis allé me promener en cette fin octobre. Une sorte de retour aux sources puisque c'est à cet endroit que j'ai découvert pour la première fois la beauté des pins à crochets.
C'est un endroit magnifique, isolé des autres montagnes. Un peu comme la dernière vague de la chaîne alpine. Après ces sommets, le relief s'adoucit lentement mais sûrement pour laisser la place aux plaines de Bourgogne.






























C'est donc un endroit unique, un peu à part.
La lumière y est différente de celle que l'on rencontre dans le massif des Bornes, pourtant pas très éloigné. On est ici plus au nord et ça se sent.

Les arbres aussi sont différents. Ils sont ici plus trapus et toujours petits. Ils ont la vie dure, les nombreux bois morts en attestent. Mais comme toujours chez cette espèce, leur aptitude à souffrir sans jamais mourir est impressionnante.
C'est ici que j'ai rencontré parmi les plus beaux pins à crochets qu'il m'ait été donné d'observer. Mais pour l'instant, je les garde un peu pour moi, n'arrivant pas encore à prendre des photos qui pourraient restituer ne serait-ce qu'une partie de leur beauté.